Comment devenir chômeur de longue durée et plus si affinités…. !

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La méthode des plus simples et accessibles est de s’inscrire dans une attitude défaitiste, d’écouter les médias qui distillent à longueur de journée des messages négatifs et dans la foulée se dire que l’on est trop vieux, trop cher et que cela ne sert à rien de se battre contre cette fatalité inexorable : passé 50 ans on ne se fera plus embaucher…

Cela peut être un choix délibéré d’une fin de vie professionnelle, en se projetant de manière non consciente dans  une fin de vie tout court.

Pour sortir de ce cycle dépressif et diabolique, cette attitude qualifiée de potentiellement suicidaire, relève d’un soutien psychologique voire psychiatrique.

Si heureusement, la volonté de retrouver de l’activité reste présente chez beaucoup, il conviendra de ne pas commettre trop d’erreurs et d’éviter de se fourvoyer dans des actions non productives, voire contre-productives et elles peuvent être nombreuses.

J’en décris une bonne dizaine dans mon ouvrage « Vae retro curriculum vitae », cependant « celle » qui me paraît la plus importante et dommageable est la suivante :

Se dire que l’on a le temps, se permettre de souffler un peu, de s’installer sur un confortable petit nuage, consommer le « pactole substantiel » touché lors de son licenciement (la fable de la Cigale et de la Fourmi chère à notre poète français Jean de La Fontaine prend ici tout son sens).

Et surtout considérer l’indemnisation mensuelle de pôle emploi comme un salaire. Il m’est encore assez fréquent d’entendre un candidat me dire « je perçois une rémunération de Pôle Emploi d’un montant de …. ».

 

Ce discours peut être interprété comme un manque de prise de conscience et en quelque sorte peut révéler une forme de myopie déjà dénoncée dans un de mes précédents articles.

L’assurance chômage en France, « soyons pour une fois honnêtes vis à vis de nous-mêmes », est très généreuse en comparaison des pratiques en place dans d’autres pays notamment européens.
Elle est destinée à assurer au « demandeur d’emploi » des « subsides » lui permettant d’avoir les moyens (financiers) de s’engager dans une campagne active de recherche d’emploi.

Dans ce sens, on peut s’interroger sur la portée du terme « demandeur d’emploi » qui prend de plus en plus l’allure d’un statut. Ne conviendrait-il pas d’employer en ses lieux et place le terme de « chercheur d’emploi » ?

Soyons objectifs et réalistes, la notion d’état providence qui fournit de l’emploi à ses concitoyens n’a plus lieu d’être dans nos modèles d’économies capitalistes.

La notion de contribution à générer du profit est celle qui prédomine dans les secteurs de production. Elle se manifeste de plus en plus dans ceux des services et on commence à voir émerger l’évaluation de la performance dans le domaine public.

Ce développement précédent se traduit très simplement maintenant, à mon sens, de la manière suivante :

Vous devez être le principal acteur de votre redéploiement et à défaut de vous engager dans une démarche pertinente et intensive de recherche, vous vous ferez doubler par ceux qui « eux »  s’y inscriront.

Vous n’êtes pas en effet dans un contexte d’examen mais dans celui d’un concours où il n’y a qu’un seul élu, celui qui obtient en final le poste … !

Si vous êtes heureusement habité par cette prise de conscience et bien décidé à bouger, (Il est commun d’entendre dire dans les milieux concernés qu’une recherche d’emploi s’apparente à un travail à temps complet) vous devrez mobiliser votre énergie dans un certain nombre d’actions pertinentes.

Mon principal conseil –tiré de mes vingt dernières années passées à promouvoir le « Portage Salarial » et à accompagner des cadres et des dirigeants chômeurs porteurs de projets, au travers d’HPR – serait de ne pas reproduire les schémas hérités des pratiques habituelles qui maintenant s’avèrent inopérantes : répondre à des offres d’emploi, envoyer des candidatures spontanées, viser un poste, une fonction…

Laissons aux seuls rugbymen le plaisir de vouloir marquer
un essai en jouant côté fermé.

Retrouver de l’activité de nos jours et plus particulièrement pour les + de 50 ans dénommés « les seniors » nécessite une campagne intensive de communication vers un marché extérieur.

Une structure a indiscutablement besoin de vos talents, seulement vous ne savez pas où elle est et,  elle  ne sait pas que vous êtes disponible pour répondre à ses besoins.

En complément du traditionnel CV, nous préconisons, chez HPR, d’utiliser une biographie synthétique comme support intensif de communication pour attirer l’attention sur votre potentiel.

De plus, l’important étant de retrouver de l’activité et de ne pas s’arcbouter sur la recherche d’une fonction, d’un poste, d’un titre,

Proposer d’intervenir en tant que consultant dans le cadre d’une mission magnifie considérablement les perspectives de retrouver de l’activité.

Dans ce contexte, le terme de mission est à mon sens inapproprié tant il est attaché d’une notion de précarité, il convient plutôt de rentrer dans la notion de projet et d’apporter ses talents, son concours dans la réalisation de celui-ci.
(Talents =  son expertise, son expérience et ses capacités relationnelles et managériales).

Certains projets se développent sur des durées de deux à trois ans et nous avons développé chez HPR un savoir faire de tout premier plan dans l’hébergement de ce type d’affaires.

Notre dispositif de « portage salarial » de 3ème génération apporte au donneur d’ordre et au consultant tous les supports utiles pour réussir l’intervention, sa mise en œuvre est très simple et nous savons être réactif et créatif face à des situations complexes.

De bonnes raisons pour venir nous rejoindre.

Cependant, ne forwarder-pas cet édito à vos pires ennemis, vous pourriez les aider à se redéployer, mais à contrario, merci d’y aller sans modération pour en faire profiter votre réseau.

Merci pour en retour,  vos commentaires, vos témoignages vécus.

 

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  1. […] délivre par ailleurs tous les trucs pour, démonstration en creux, ‘réussir’ une période de chômage de longue durée ou, plus positif, percevoir les changements d’orientation […]

  2. […] délivre par ailleurs tous les trucs pour, démonstration en creux, ‘réussir’ une période de chômage de longue durée ou, plus positif, pour percevoir les changements d’orientation de l’entreprise […]

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