Négocier son salaire : tout un art ?

Savoir se vendre, la clé d’une augmentation réussie

C’est en s’appuyant sur ces réussites et sans tarder, qu’il convient de monter au créneau et de solliciter une compensation, une prime, un bonus exceptionnel, une augmentation.

Rappelons que l’augmentation du salaire fixe est la contrepartie de l’acquisition et de la maitrise de compétences permanentes. Celles-ci s’acquièrent par l’expérience et les formations complé-mentaires qui la renforcent. Il est donc pertinent de manifester un vif désir de formation.

Chez HPR, le conseil donné à nos consultants, en portage salarial, est qu’ils doivent se vendre au juste prix ce qui implique qu’ils soient conscient de leur valeur sur la place de marché. Ils vont mettre leurs talents au service d’une structure et celle-ci doit et va en retirer un profit. C’est donc en se focalisant sur le retour sur investissement que l’on a de solides arguments pour faire valoir son prix. En poste dans l’entreprise, on devra donc évaluer sa contribution à lui générer des résultats, du profit.

Le terme anglo-saxon « compensation » reflète bien corrélation entre la contribution apportée et le niveau de salaire espéré.

Lorsque, à 35 ans, j’ai intégré la CEGOS en tant que consultant formateur le discours tenu par mon futur patron a été simple « Je suis d’accord pour t’embaucher, combien veux-tu gagner ? Avant que tu me répondes je t’expliques le mode de rémunération en place chez nous, tu multiplies le salaire brut annuel que tu souhaites par 3,5 et cela te donne l’objectif de chiffre d’affaires que tu dois réaliser au delà de ce seuil tu percevras une prime de 20% sur le montant du dépassement ».

Ma seule question a été de vouloir connaître les rémunérations de mes futurs collègues et de comprendre immédiatement les possibilités de gains qui m’étaient offertes et nous avons fait affaires. Trois années plus tard, j’étais directeur adjoint de cet organisme et j’avais doublé mes revenus.

Demander plus pour obtenir ce que l’on souhaite… 

Bien souvent il vous faudra rentrer dans une négociation et jouer à fond les règles de conduite de celle-ci.

Le point de départ est de formuler un niveau d’exigence qui se doit d’être supérieur à ce que vous voulez réellement atteindre, ce qui vous permettra de faire des concessions (sans concession pas de négociation possible). Votre niveau d’exigence doit cependant rester crédible, sinon il n’y a pas de discussion possible. C’est dans ce registre qu’il convient d’être créatif en formulant plusieurs exigences annexes, autres que l’augmentation de salaire visée. A titre d’exemple, l’allocation de moyens supplémentaires, de budgets, de locaux, d’équipements… dont vous n’avez pas spécialement besoin et pour lesquels vous savez pertinemment qu’ils seront refusés… Cependant vous allez âprement les discuter…

Au final, vous amènerez votre interlocuteur à accepter votre augmentation de salaire simplement parce qu’il ne peut pas tout vous refuser s’il veut maintenir un bon climat de collaboration…

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